Parlons un peu de la Nostalgie, ce sentiment si profond qui nous morfond dans une tristesse impitoyable. Chacun d'entre nous a forcément ressenti cela un jour dans sa vie. Je considère ce sentiment comme étant le plus cruel qui existe...la Nostalgie...un mot si étrange qui donne envie de rêver, qui donne envie de le comprendre, de le ressentir pleinement monter en nous, comme un flux incontrôlable s'emparant de nous. Parce que l'on aime le mystère, l'inconnu. Mais parfois il vaut mieux rester ignorant que de comprendre, car si un jour la nostalgie nous prend, elle nous détient à jamais.
N'avez-vous jamais, alors que quelqu'un que vous appréciez fortement (cousin,ami ou autre) s'en allait, sachant que vous ne vous reverrez plus avant longtemps, senti en vous quelque chose d'étrange? N'avez-vous jamais, quelque temps après une séparation avec une personne que vous aimez, repensé avec tristesse à tous ces moments que vous avez passés ensemble, remplis de bonheur et de plénitude? C'est cela la nostalgie, le fait de se remémorer des instants que l'on regrette, des instants qui font mal parce qu'ils étaient si bons, parce qu'on était si heureux...
La Nostalgie, bien qu'immense, appartient à quelque chose d'encore plus vaste et cruel : le Temps. Un si petit mot pour une aussi complexe dimension. En effet, si le Temps n'existait pas, ou du moins si l'on pouvait le contrer et reculer des fois au lieu d'avancer, la Nostalgie n'existerait pas. Car de ce fait, on pourrait revenir à ces instants qui nous ont tant émus, et briser cette tristesse qui nous détient enchaînés. Mais serait-ce bien? Est-ce que, à cause de cela, tous les moments de notre vie ne deviendraient-ils pas banals? Car si le Temps est assassin puisqu'il tue le passé, ne nous sauve-t-il pas d'une banalité absolue de la Vie? Ce qui rend la Vie si belle, n'est-ce pas simplement le fait que tout soit unique et éphémère? La plus belle chose que l'Homme ait appris depuis qu'il vit, c'est la Tristesse. Et la chose la plus horrible est la Tristesse...et ce paradoxe n'en est pas un.